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Transition climatique et environnementale aux Serres horticoles de la Frondaie.

Les serres de la Frondaie sont un outil pédagogique moderne et performant situé au coeur du LPA Honoré de Balzac. Elles servent de lieu de formation en situations pratiques et professionnelles aux élèves. Rénovées en 2014, elle sont un équipement conçu pour faire face aux défis de la transition climatique et environnementale. Elles ont évolué pour être capable d’enseigner à produire autrement.

Récupération de l’eau de pluie, recyclage de l’eau d’arrosage, moins de tourbe dans nos terreaux, limitation des plastiques, moins de chauffage, pas d’éclairage artificiel, pas de refroidissement artificiel, pas de fongicides, lâchers d’auxiliaires, plaques engluées, plantes relais, tolérance et biodiversité, huiles essentielles, lampes pour piéger les insectes ; voici la présentation des mesures qui sont mises en œuvre.

Récupération de l’eau de pluie

La pluie qui tombe sur la toiture de la serre est récupérée dans une cuve de 30 m³, située dehors, en face du parking clientèle. Elle est utilisée pour les arrosages. Lorsqu’elle vient à manquer nous utilisons l’eau du réseau détaxée.

Recyclage de l’eau d’arrosage

L’eau d’arrosage est enrichie en engrais solubles minéraux. Le pH (acidité) et l’Ec (électro-conductivité) sont régulés. L’eau enrichie remplie les tables de culture, et elle est absorbée par le terreau. Ensuite elle est drainée dans une cuve de 3 m³ , dans la serre. Cette eau est encore riche en engrais et elle est réutilisée pour un nouvel arrosage. Elle est mélangée à l’eau de la cuve d’eau pluviale dans notre station de ferti-irrigation, pilotée par ordinateur.

Moins de tourbe dans nos terreaux

Les terreaux horticoles adaptés à la sub-irrigation de la culture de plantes ornementales en pots plastiques sont des supports de culture, riches en tourbe. Cette tourbe est issue de milieux naturels, dans des zones humides du nord de l’Europe. Pour limiter ces prélèvements, la tourbe est en partie remplacée par des fibres de bois, issues de l’industrie de la menuiserie. On valorise ainsi un déchet de cette industrie.

Tours de refroidissement, ou Pad Cooling : cet équipement qui consomme électricité et eau n’est plus utilisé pour refroidir les serres.

Limiter les plastiques

Les plastiques sont très présents dans la filière horticole. Nous essayons d’en limiter l’usage en remplaçant les emballages plastiques par du papier. Nous choisissons des pots les plus fins possibles, plus légers, et utilisant moins de ressources. Nous privilégions les pots en plastiques recyclables et recyclés. Nous payons une contribution à la filière du recyclage.

Moins de chauffage

Nos serres sont chauffées , comme les autres bâtiments du lycée, par une chaudière aux granulés de bois provenant de la région Occitanie. Une sous station au gaz naturel prend le relais si nécessaire. Les consignes de chauffage des serres sont abaissées, avec un minimum à 12°C, pour limiter la consommation. Le chauffage se fait avec de l’eau basse température (40°C), localisé sous les tables. Le vitrage de la toiture est triple épaisseur, à faible émission thermique. Nous avons le projet de remplacer les toiles d’ombrage par des écrans thermiques qui limitent le refroidissement de la serre la nuit.

Pas d’éclairage artificiel

Les lampes à vapeur de sodium qui délivrent un éclairage artificiel photosynthétique sont très consommatrices d’électricité. Cet éclairage n’est plus utilisé pour faire des économies d’énergie.

Pas de refroidissement

Les tours de refroidissement qui sont devant les serres permettent d’abaisser la température intérieure. Ces appareils sont de gros consommateurs d’électricité et d’eau (« Pad Cooling »). Ces tours de refroidissement ne sont plus utilisées pour économiser l’électricité et l’eau.

Pas de fongicides

Nous n’utilisons plus de fongicides, ni d’origine naturelle, ni de synthèse. Le climat de la serre est suffisamment sain pour ne pas en avoir besoin. La serre a de grands volumes et est bien aérée en saison froide.

Des lâchers d’auxiliaires

Nous n’utilisons pas d’insecticides, ni d’origine naturelle (insecticides végétaux), ni de synthèse. Nous effectuons des lâchers d’auxiliaires qui limitent la population des ravageurs : parasitoïdes ou prédateurs. Exemple : coccinelle contre les pucerons.

Promachus : de la famille des asilidés, asilides ou mouches à toison. Famille d’insectes diptères prédateurs, qui se nourrit d’autres insectes. Pour nous, un auxiliaire

Des plaques engluées

Nous installons entre les plantes ou au bords des serres des plaques engluées bleues ou jaunes. Ces couleurs attirent les insectes, qui s’y collent. Cela nous permet de limiter leur population par piégeage, et de contrôler leur apparition.

Des plantes relais

Nous installons entre nos cultures des plantes relais : la tomate en arbre (Cyphomandra). Ces plantes de la famille de la tomate attirent les pucerons. Ces pucerons nous servent d’indicateur, et se font parasiter par des micro guêpes. Ces auxiliaires s’installent dans la serre et iront limiter les pucerons sur nos cultures.

Nous tolérons la présence de tous

La lutte biologique favorise la population d’insectes bénéfiques, favorise la biodiversité, et nous apprend à être tolérants. Nous tolérons la présence d’insectes ravageurs, et essayons de contenir leur population au minimum. Sans ravageurs, pas d’auxiliaires. Sans chenilles pas de papillons. Il faut à manger pour tout le monde, visible et invisible à nos yeux.

Des huiles essentielles

Nous disposons sur les tables de culture des diffuseurs d’huiles essentielles (eucalyptus et lavande), pour perturber les insectes ravageurs. C’est le même principe au potager quand ont plantes des « plantes compagnes ».

Des lampes pour piéger les insectes

Les lampes à lumière bleue attirent les insectes nocturnes (moustiques mais aussi papillons de nuit). En s’approchant trop près les insectes sont grillés par des fils électrifiés. Nous espérons limiter la population de chenilles.

Raphidie : comme les chrysopes elles se nourrissent de pucerons.
Momie de puceron : la carapace d’un puceron mort, qui a été parasité par un micro-hyménoptère.